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Complément d'information: émission du mercredi 25 mars 2015

S'équiper pour le plein air – Choisir le bon sac à dos

 
 
 
Invité: Jean-Sébastien Tougas, coordonnateur de la formation à MEC (Mountain Equipment Co-op)
 
 

Chronique Nutrition – Bien manger au boulot

Faire de bons choix à la maison, c’est réaliste… Mais une fois à l’extérieur, c’est plus complexe. On a accès à toutes sortes de fast-foods le midi, tant près des bureaux que des milieux scolaires. Et on n’a pas toujours le choix de collations santé dans les machines distributrices! Comment bien manger lorsqu’on est à l’extérieur, au boulot ou à l’école?
 
 
Recettes suggérées:
 
Müesli aux framboises et sirop d’érable
 
125 ml (1/2 tasse) de flocons d’avoine
 
60 ml (4 c. à soupe) de yogourt grec à la vanille (ou nature)
 
30 ml (2 c. à soupe) de lait
 
15 ml (1 c. à soupe) de sirop d’érable 
 
Framboises congelées, au goût
 
Autres ingrédients au choix: noix de coco râpée, graines de chia, graines de lin moulues
 
 
Préparation
 
Mélanger tous les ingrédients et laisser reposer au frigo durant toute la nuit.
 
Au lever, c’est prêt!
 
 
Spaghetti au fromage maison ultra facile
 
1,36 L (une grosse conserve) de jus de tomate réduit en sodium
 
400 g (une grosse brique) de fromage cheddar léger, râpé
 
450 g (environ un paquet) de spaghetti au blé entier
 
1 brocoli, coupé en fleurons (râper le pied de brocoli si désiré)
 
15 ml (1c. à soupe) de poudre d’oignon
 
Poivre noir moulu, au goût
 
 
Préparation
 
Dans une grosse casserole, faire chauffer le jus de tomate jusqu’à ce qu’il frémisse.
 
Incorporer le fromage, en de petites quantités à la fois, et brasser à la cuillère de bois jusqu’à ce qu’il fonde complètement entre chaque ajout.
 
Pendant ce temps, faire chauffer l’eau pour la cuisson des pâtes. Les faire cuire jusqu’à ce qu’elles soient un peu fermes (al dente). Ajouter le brocoli à la fin de cuisson des pâtes pour que les fleurons soient vert éclatant, et encore croquants.
 
Égoutter les pâtes et le brocoli cuits.
 
Verser les pâtes et le brocoli dans le mélange de jus de tomate et de fromage fondu.
 
Assaisonner avec les épices et laisser mijoter environ 10 minutes à feu doux, jusqu’à ce que le jus soit presque entièrement entré dans les pâtes.
 
 
Ressources:
 
 
Les diététistes du Canada ont une application CuisinIdées qui peut être téléchargée pour donner aux gens des idées de repas rapides.
 
 
 
Chroniqueuse: Geneviève Nadeau
 
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Chronique Protégez-Vous – Les poissons surgelés 

Protégez-Vous a analysé la valeur nutritive de 113 variétés de filets de poisson préparés, vendues dans les supermarchés et les magasins d’aliments naturels. Les critères ont été fixés par Protégez-Vous, en collaboration avec Extenso, et basés sur les concentrations de protéines, de sodium (sel) et de sucre

 

Pour plus d’information sur l’étude

 
Chroniqueuse: Clémence Lamarche, chargée de projets sénior – tests
 

 

Chronique Aînés – Des facteurs qui améliorent l'espérance de vie

 

 
 
Chroniqueuse: Michèle Sirois
 
 

Chronique Boulot– Devenir travailleur autonome

Les travailleurs autonomes représentent environ 15% de la population active au Québec.
 
Le travail autonome peut être un à-côté ou quelque chose qu’on fait en attendant de trouver un premier boulot ou entre deux emplois. Mais pour en faire son travail à temps plein, il faut prendre la chose au sérieux: c’est un mode de travail qui demande du temps, de l’énergie, de la planification, de l’organisation et une bonne dose de tolérance au stress.
 
On dit souvent qu’être travailleur autonome, c’est devenir son propre patron. Bien qu’il puisse être plaisant de ne pas avoir quelqu’un qui regarde par-dessus son épaule, cela implique aussi beaucoup de responsabilités. Comme on est le patron, on est responsable du succès ou de l’échec de l’entreprise. Et en tant que travailleur autonome, on est aussi un entrepreneur; on est à la tête de sa petite entreprise personnelle, dont on est à la fois le patron et l’employé.
 
Par ailleurs, c’est un peu erroné de dire que l’on n’a pas de patron. On a plutôt une multitude de patrons: nos clients! Ce sont eux qui nous font vivre et qui jugent de la qualité de notre travail ou de nos services. Il faut être conscient de cette réalité lorsqu’on évalue la possibilité de devenir travailleur autonome, et se demander si on a la bonne personnalité pour cela.
 
 
Voici quatre autres qualités d’un bon travailleur autonome:
 
Bon vendeur
 
Il faut savoir trouver des clients et faire la promotion de ses services. Ce qui implique de défoncer des portes closes, réseauter, savoir se montrer convainquant. 
 
 
Organisé
 
On n’a personne qui nous surveille. Alors, il faut être capable de gérer son horaire et sa charge de travail. Il faut être capable de planifier la durée que prendra chaque contrat afin d’avoir un agenda toujours bien rempli, tout en évitant de rater ses échéances.
 
 
À l’aise avec les chiffres
 
Le travail autonome implique beaucoup de comptabilité. Il faut non seulement fixer ses tarifs et gérer ses factures, mais aussi garder le compte de toutes ses dépenses professionnelles, qui peuvent faire l’objet d’un remboursement d’impôt. 
 
 
Résistant au stress
 
Il faut être à l’aise avec l’insécurité financière et l’absence de sécurité d’emploi. Même si on est un excellent gestionnaire, on n’est jamais à l’abri des périodes creuses! Il faut donc être capable de garder l’accent sur le travail et la recherche de clients même quand ça va moins bien, et surtout, ne pas céder à la panique.
 
Il ne faut effectivement pas négliger la valeur de l’expérience. Quand on est travailleur autonome, on vend ses services, mais aussi son expertise.
 
 
On a parfois tendance à idéaliser la vie de travailleur autonome. Il y a toutefois certains mythes qu’il importe de déconstruire. En voici trois:
 
«Mon taux horaire est plus élevé» 
 
Votre revenu dépend, bien entendu, du nombre de clients que vous arrivez à servir, ce qui implique un certain niveau de précarité. On n’a jamais la certitude de dénicher un prochain contrat. De plus, une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec a montré que les travailleurs autonomes tendaient à cumuler des revenus inférieurs d’environ 13,000$ à ceux des employés.
 
 
«Je travaille quand je veux»
 
En tant que travailleur autonome, vous avez la liberté de sortir du carcan du 9 à 5 et des deux semaines de vacances par année. Mais vous devez tout de même savoir quand vous arrêter... et quand donner votre 110%. Un apprentissage qui peut parfois s’échelonner sur plusieurs années avant que l’équilibre parfait entre le travail et le repos soit atteint.
 
 
 «Je travaille à ma façon» 
 
Cette liberté peut être agréable, mais on pourrait également s’ennuyer du soutien et de l’accompagnement que peut procurer un patron. De plus, si on croit que le travail autonome nous permettra de nous concentrer sur les tâches qu’on aime vraiment, il ne faut pas oublier qu’il faut mettre du temps sur la partie «administrative» de sa vie de travailleur autonome: gestion budgétaire, réseautage, promotion, etc.
 
 
Quelles sont donc les étapes à suivre pour s’assurer que sa démarche ait du succès?
 
Se renseigner sur le milieu
 
Faites vos recherches sur le type de services qui sont  offerts par d’autres travailleurs autonomes dans votre milieu, les différentes clientèles possibles, les modèles d’affaires et les tarifs.
 
 
Définir ses services
 
Offrirez-vous une vaste gamme de services ou opterez-vous plutôt pour des services plus spécialisés? Comment modulerez-vous vos tarifs? Cette étape correspond, grosso modo, à la rédaction d’un plan d’affaires. Il vous permettra également de déterminer le nombre de contrats dont vous aurez besoin afin de rendre votre projet viable.
 
 
Se faire connaître
 
Pour réussir, vous devez faire votre propre mise en marché. Ce qui implique donc de fabriquer des cartes professionnelles, de créer son site web, d’être actif sur des réseaux sociaux, et pourquoi pas même d’écrire un blogue! De plus, il est essentiel de faire du réseautage lorsqu’on est travailleur autonome afin de faire connaître ses services et rencontrer directement des clients. Il est également intéressant d’intégrer les groupes ou associations de travailleurs autonomes de votre secteur, s’il en existe. 
 
Il n’est jamais trop tard pour devenir travailleur autonome. On pourrait même dire qu’il vaut la peine de prendre de l’expérience sur le marché du travail avant de se lancer. On a ainsi le temps de se familiariser avec son domaine d’emploi, de profiter de l’expérience des collègues, de bâtir sa crédibilité et aussi son réseau de contacts.  De plus, pour bâtir une entreprise rentable, on doit apprendre à mieux connaître ses forces. On est donc plus en mesure de savoir ce que l’on vaut (et donc de monnayer ses services) lorsqu’on a une certaine expérience.
 
D’ailleurs, une forme de travail autonome pour laquelle l’expérience est non seulement utile, mais essentielle, est la consultation. C’est une avenue intéressante lorsqu’on arrive dans le dernier quart de notre vie active. On retrouve des consultants dans toutes sortes de domaines: la comptabilité, la gestion, l’administration, l’informatique, l’ingénierie, etc.
 
 
Pour de l’aide financière: 
 
Programme Soutien au travail autonome d’Emploi Québec: grâce à ce programme, pourriez obtenir une aide financière pour élaborer votre plan d'affaires et pour fonder votre entreprise, ou pour créer votre emploi.
 
Les Centres locaux de développement offrent aussi un programme de soutien et d’aide financière.
 
 
D’autres ressources utiles:
 
Revenu-Québec, pour apprendre à faire ses impôts de travailleur autonome
 
Éducaloi, pour comprendre les rouages juridiques du statut de travailleur autonome
 
Jobboom, pour une série d’articles sur le travail autonome
 
 
Chroniqueur: Simon Granger, coordonnateur des contenus chez Jobboom
 
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Chronique Environnement – Le marché du carbone

Cela fait déjà quelques années que l’on entend parler d’une bourse du carbone, de crédit compensatoire de carbone, d’une taxe sur le carbone ou même de marché du carbone. Qu’est-ce que tout cela signifie? Qui doit se conformer à ces règles et qu’est-ce que cela implique concrètement dans notre lutte contre les changements climatiques?
 
Effectivement, les appellations multiples ont de quoi nous rendre un peu confus. La participation à la bourse du carbone au Québec était recommandée depuis longtemps par différents groupes environnementaux visant la réduction de gaz à effet de serre des industries très polluantes. Alors que ce système à un lien avec les marchés financiers, il existe aussi de plus petites initiatives nommées aussi «bourses de carbone» ou «crédits compensatoires de carbone» qui encourage l’adoption de nouvelles habitudes de vie écoresponsables chez les particuliers.
 
Le Québec a décidé de mettre en place un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre, communément appelé marché du carbone.
 
Pour faire un bref historique de la mise en place de ce système, le projet a débuté officiellement en 2013. L’objectif du système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre est de réduire les émissions de GES dans les secteurs les plus émetteurs. Donc, dans un premier temps, ce sont les entreprises des secteurs de l’industrie et de l’électricité qui émettaient 25,000 tonnes métriques d’équivalents CO2 ou plus par année (par exemple, les alumineries, les cimenteries, les grands producteurs d’électricité, etc.) qui ont été visées par ce marché.
 
Il faut dire aussi que le gouvernement du Québec n’a pas élaboré à lui seul le système de plafonnement et d’échange des droits d’émission de GES. Cette solution avait déjà été en partie proposée par la World Climate Initiative (WCI) qui proposait la création d’un mécanisme de marché à la grandeur de l’économie pour diminuer les émissions de GES. Le Québec travaillait depuis 2008 à l’élaboration et au fonctionnement d’un tel système.
 
En 2014, les systèmes de plafonnement et d’échange des droits d’émission de GES du Québec et de la Californie sont liés, créant en fait le plus important marché du carbone en Amérique du Nord, même s’il n’est constitué que par deux joueurs pour l’instant. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit du seul marché au monde dont la conception et l’exploitation relèvent de gouvernements situés dans des pays distincts.
 
Depuis le 1er janvier 2015, les distributeurs de carburant et de combustibles sont aussi assujettis au système de plafonnement d’échanges de droits d’émission de GES. Le marché du carbone couvre ainsi près de 85% des émissions de GES du Québec.
 
 
Comment fonctionne le marché du carbone? 
 
Le plafond calculé et mis en place doit aider le Québec à atteindre son objectif de réduction des émissions de GES de 20% sous le niveau de 1990 d’ici 2020.
 
En attribuant un prix au carbone et un plafond à respecter, les entreprises qui arrivent à respecter les émissions fixées par le gouvernement disposent d’un surplus de droits d’émission qu’elles peuvent vendre sur le marché du carbone et ainsi encaisser des bénéfices. Cette tactique encourage ainsi une utilisation plus efficace de l’énergie, le recours aux énergies renouvelables et le développement de technologies propres.
 
Inversement, les entreprises qui n’arriveront pas à se conformer au plafond à respecter devront acheter des droits d’émission de GES. Les revenus reliés à la vente de droits d’émission seront versés au Fonds Vert. On estime que la vente des droits d’émissions génèrera des revenus minimaux de 2,7 milliards de dollars d’ici 2020. L’argent contenu dans ce fond devra servir à encourager encore plus d’initiative visant la réduction de GES, par exemple, en finançant le transport collectif ou des programmes d'efficacité énergétique. Autrement dit, c’est un peu une roue qui tourne! 
 
Évidemment, le marché du carbone n’est pas parfait. Certains le critiquent puisque, jusque dans une certaine mesure, une entreprise qui pourrait se le permettre financièrement pourrait continuer à polluer en achetant simplement des droits d’émission de GES.
 
Par contre, en suivant les tendances actuelles, de plus en plus d'investisseurs préfèrent investir dans des entreprises plus propres, qui vendent leurs droits d’émissions, plutôt que dans les entreprises qui doivent en faire l’achat. 
 
Une autre critique vient du fait que le marché du carbone est constitué actuellement par deux seuls joueurs. Évidemment, l’objectif du WCI n’est pas d’en rester là, mais d’élargir le marché du carbone à d’autres pays en Amérique du Nord. Mais dans l’attente, certains ont peur que le Québec nuise à son économie en faisant cavalier seul dans sa lutte contre les changements climatiques. L’Association des camionneurs du Québec craint, par exemple, une iniquité concurrentielle pour les transporteurs de la province.
 
Alors que l’argument économique fait encore face à l’argument écologique, on ne peut qu’espérer que les entreprises trouveraient des solutions responsables qui seront à la fois viables économiquement du point de vue de l’environnement, deux idées qui ne sont pas toujours diamétralement opposées. Pas pour rien que l’on parle de plus en plus de l’économie verte!
 
En tant qu’individus, entreprises ou organismes, il est aussi possible de se tourner vers des services d’achat de crédits compensatoires de carbone pour neutraliser notre empreinte climatique. Il s’agit plutôt ici d’un marché volontaire du carbone, contrairement au marché du carbone dont j’ai parlé jusqu’à présent.
 
Les entreprises, les gouvernements, les institutions financières, les organismes à but non lucratif et tous les individus qui agissent comme courtiers, acheteurs ou vendeurs de crédits compensatoires de carbone peuvent participer à ce marché volontaire.
 
Depuis l’automne dernier, la Bourse du carbone Scol’ERE a officiellement lancé une nouvelle alternative pour compenser les émissions de gaz à effet de serre, soit les Crédits carbone éducatifs. Il s’agit d’une innovation sociale unique créée à Lévis pour tout le Québec par la Coopérative Forêt d’Arden.
 
La Ville de Lévis a été la première à compenser une partie de ses émissions de gaz à effet de serre par l’achat des Crédits carbone éducatifs. La ville s’est engagée pour durée de quatre ans à acheter des Crédits carbone éducatifs de la Bourse du carbone Scol’ERE jusqu’à concurrence de 25,000$ par année, selon la quantité de CO2 émis par ses camions de collecte des déchets.
 
La Bourse du carbone Scol'ERE est un mouvement éducatif et collectif qui vise l’adoption de nouvelles habitudes de vie écoresponsables par la formation d’élèves à l’école primaire. Les gestes écoresponsables entrepris par les élèves sont comptabilisés et transférés en Crédits carbone éducatifs. Ces Crédits carbone éducatifs peuvent être achetés par des citoyens, des organisations et des organisateurs d’événements corporatifs afin de compenser leurs émissions de GES. Le fonds amassé par ce programme permettra de pérenniser le projet et de contribuer à la mission d’éducation à l’écocitoyenneté des élèves bénéficiant de la Bourse du carbone Scol'ERE. 
En résumé, que nous soyons un gros ou un petit pollueur, il est possible de dire qu’il existe un marché du carbone adapté pour tous afin de faire en sorte que chacun puisse réduire ses émissions de gaz à effet de serre!
 
 
Pour information:
 
 
 
 
Chroniqueuse:  Marie-Eve Cloutier, journaliste indépendante et chroniqueuse
en Science de l’environnement
 
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Mot de la fin

Comment installer facilement un casque de bain à un enfant
 
Fini le tirage de cheveux et les pleurs d’enfant. Voici une méthode pour leur mettre
un casque de bain.
 

 

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