Article lié à l'émission : TOUT LE MONDE TOUT LU!
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Les médecins

Dans cet épisode, il est question de mettre en relation la médecine et la littérature. Comment les mots, tout comme la médecine, peuvent apaiser le corps et l’âme. Afin de saisir comment ces deux disciplines qui semblent diamétralement opposées se répondent, l’animateur Jean Barbe s’entretient avec des soignants qui se sont tournés vers l’écriture. Il reçoit autour de sa table l’écrivain et jadis médecin Martin Winckler ainsi que l’infirmière et auteure Élisabeth Carrier. 
 
Après plus de 30 ans de pratique en tant que médecin et une cinquantaine d’écrits à son actif, Martin Winckler a une œuvre considérable. Jean Barbe aborde et cite à l’émission quelques-uns de ses romans les plus importants, soit La maladie de Sacks , Le chœur des femmes et Les trois médecins. Pour l’auteur «soigner n’est pas une relation de pouvoir» et c’est d’ailleurs ce type de relation qu’il critique ouvertement. Selon lui, il est primordial que les rapports des médecins avec leurs patients soient empreints d’humilité et nourris d’égalité. L’écrivain s’ouvre ouvertement à l’animateur sur les systèmes de santé français et québécois et poursuit son entrevue sur le rapport qu’il entretient avec l’écriture. 
 
 
Martin Winckler et Élisabeth Carrier
Martin Winckler et Élisabeth Carrier relaxent tout juste avant l'enregistrement de Tout le monde tout lu!
 
 
Tout comme Martin Winckler, Elisabeth Carrier est une retraitée du système de santé qui s’est tournée vers l’écriture. Déléguée du Comité internationale de la Croix-Rouge pendant trente ans, elle a participé à de nombreuses missions difficiles et dangereuses. Dans son recueil En mission, écrit dans un genre diaristique, elle nous raconte, entre autres, ses passages du Darfour et en Afghanistan. À ce sujet, elle affirme qu’elle avait «le goût d’aller voir ailleurs ce qui se passe» tout en laissant chez elle ses préjugés occidentaux. Afin de survivre dans ces contextes de guerres, l’auteure s’est souvent réfugiée dans l’écriture tout au long de ses nombreux périples. Alors qu’elle faisait face à de nombreux dangers, l’écriture et le repos lui ont permis de créer une distance avec les horreurs qu’elle voyait jour après jour. Elle est un exemple vivant de l’apaisement que la littérature peut apporter à l’être humain.
 
Aux côtés de Jean Barbe et ses invités, les chroniqueurs habituels Bertrand Laverdure, Marie Plourde et Alexandra Schilte ont eux aussi apportés leurs réflexions sur la médecine. Bertrand Laverdure nous parle de deux romans qui portent sur des opérations. Tout d’abord Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal, qui raconte l’histoire d’une transplantation cardiaque, et L’ablation, de Tahar Ben Jelloun, qui porte sur l’ablation de la prostate. Alexandra Schilte dresse un portrait sociologique de la santé et s’appuie sur l’ouvrage de Susan Sontag, La maladie comme métaphore. Marie Plourde présente deux revues qui traitent de santé, soit Cerveau et psycho ainsi que Medical Mysteries.
 
 
L'auteure de cet article, Valérie Faubert, est stagiaire au contenu pour
Tout le monde tout lu!
 

 

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