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Complément d'information, émission du mercredi 1er avril 2015

Ergonomie et posture – La position couchée

Le sommeil est très important! Il est réparateur et constitue le meilleur des médicaments. Une bonne et confortable posture durant la nuit procure un meilleur sommeil. D’ailleurs, on associe souvent la douleur à l’insomnie. Si on compare les gens qui ont des douleurs articulaires à ceux qui n’en ont pas, ce sont ceux qui souffrent qui auront des problèmes de sommeil. Une bonne posture est un moyen de corriger la douleur. 
 
De plus, puisque l’on reste longtemps dans la même posture, c’est important de garder un alignement articulaire dans la normale. 
 
Il n’y a pas de «bonne» posture à adopter. Il y a, cependant, des matelas, des oreillers qui supportent notre corps par rapport à la posture que l’on préfère. Il y a des gens qui dorment toujours dans la même position: pour eux c’est encore plus important de respecter ces règles (bien supporter les courbures). Pour ceux qui bougent beaucoup, c’est moins important. Il faut se rappeler que la posture a horreur du vide. On veut donc aller combler les espaces vides avec des oreillers, des petits rouleaux (souvent une serviette peut faire l’affaire) et un matelas qui épouse nos courbes.
 
Si vous avez des problèmes de dos, mettre un oreiller entre ses genoux lorsque l’on dort sur son côté aide à réduire la tension. On peut aussi aider la zone endolorie en prenant des coussins pour l’envelopper.
 
 
Pour en savoir plus:
 
Conseils d'un physio: pour une meilleure posture et des articulations en santé
 
Auteur: Denis Fortier
 
Éditeur: Trécarré
 
 
 
 
Invité: Denis Fortier, physiothérapeute, chroniqueur, auteur
 
 

Chronique libre  Que faire en cas d’empoisonnement?

La meilleure façon d’éviter des intoxications est la prévention. Car la plupart des cas sont accidentels.
 
Ne pas attendre que la personne soit malade ou qu’elle soit dans un état grave pour téléphoner.    
     
Appeler immédiatement le Centre antipoison: 1 800 463-5060
 
Centre antipoison 24 heures sur 24, 7 jours sur 7
 
 
 
 
Chroniqueuse: Anne Letarte, conseillère en soins infirmiers, Centre antipoison du Québec
 
 

Chronique Boulot  Le processus d’embauche décortiqué

On a parfois l’impression que déposer sa candidature pour un poste est l’équivalent de lancer une bouteille à la mer. Mais une bonne compréhension des différentes étapes qui composent le processus d’embauche peut nous permettre de maximiser nos chances de réussite et de faire pencher la balance en notre faveur. 
 
Pour réussir à passer les nombreuses étapes du processus de recrutement, il est évident qu’il faut posséder les compétences requises, adopter une attitude positive et bien se connaître. Mais il faut aussi savoir se mettre dans la tête du recruteur pour comprendre ce qu’il attend de nous lors de chacune de ces étapes. 
 
La consultation des CV est l’étape de présélection pour le recruteur. 
 
Il cherchera alors à identifier un certain nombre de candidats qui correspondent aux critères et conditions (formation, expérience, compétences, etc.) identifiées pour le poste. 
 
Il est donc important, pour le candidat, de s’assurer que son CV ait été adapté à l’emploi postulé. Tous les recruteurs vous diront qu’un CV impersonnel a peu de chance de capter leur attention; ils doivent sentir que ce CV a été préparé spécialement pour eux. Il faut donc prendre soin de faire ressortir les expériences et les compétences qui sont directement liées à l’emploi postulé (par exemple: vos expériences impliquant gestion de personnel et travail d’équipe pour un poste exigeant un fort leadership). 
 
Le recruteur veut aussi comprendre votre parcours professionnel et vos objectifs de carrière. Il faut donc expliquer clairement sa contribution à chaque poste pour que le recruteur puisse voir notre progression, et aussi être prudent si l’on a changé d’emploi fréquemment au cours d’une courte période pour ne pas donner l’impression qu’on est instable. Dans un tel cas, il peut être préférable d’expliquer la raison du départ, ou carrément d’éliminer certaines expériences, surtout si elles ne sont pas pertinentes à l’emploi postulé.  
 
Une fois que notre CV a piqué la curiosité du recruteur, on pourrait devoir se soumettre à une entrevue téléphonique.
 
Le recruteur qui effectue une série d’entrevues téléphoniques cherchera à valider certains points essentiels de votre candidature. Autrement dit, c’est une façon de s’assurer que ce qu’il a lu dans le CV est vérifiable. 
 
Par exemple, si le bilinguisme est requis pour le poste, attendez-vous à vous faire poser des questions en anglais. Il pourrait également pouvoir vérifier vos disponibilités si le poste comporte des horaires irréguliers, ou votre capacité à vous déplacer. Ce filtrage lui évite de rencontrer inutilement des candidats qui risqueraient au final de refuser le poste qu’on leur offrirait. 
 
Il n’est pas acquis que vous saurez exactement à quel moment le recruteur vous contactera, ce qui peut être une source de stress. Cependant, ne vous inquiétez-pas; les recruteurs gardent habituellement leurs meilleures questions (et les plus difficiles!) pour l’entretien en personne. 
 
Contentez-vous donc de fournir des réponses honnêtes et complètes, sans en mettre trop. Le recruteur veut seulement valider que les informations contenues dans votre CV sont bien véridiques. Cette entrevue ne devrait pas durer plus d’une quinzaine de minutes. 
 
Vient ensuite le moment crucial de l’entrevue d’embauche. Qu’est-ce que le recruteur cherche à savoir à cette étape?
 
C’est là que le recruteur gardera ses questions les plus épineuses! 
 
Bien qu’on ait parfois l’impression qu’il cherche à nous piéger (avec des questions comme  «Quel est votre pire défaut?» ou «Quel est votre plus grand échec?»), il cherche avant tout à identifier le candidat qui saura le mieux s’intégrer, se développer et contribuer à l’atteinte des objectifs de l’organisation. 
 
L’entrevue est un moment d’échange où le recruteur veut apprendre à vous connaître. Il faut donc, en tant que candidat, s’assurer d’instaurer le dialogue, de parler franchement et honnêtement, d’être enthousiaste et d’adopter une attitude détendue (sans pour autant exagérer!).  
 
Il faut faire preuve de transparence et fournir des détails sur le type de poste que l'on recherche. Le travail du recruteur est d’identifier si vous correspondez au profil recherché par l’organisation et si vos valeurs sont compatibles, mais aussi s’il est en mesure de répondre à vos attentes. On ne s’aide pas en étant trop vague sur nos objectifs de carrière ou en cherchant à se montrer trop polyvalent. 
 
Certains recruteurs vont même convoquer les candidats pour une deuxième entrevue. En quoi celle-ci est-elle différente de la première?
 
Plusieurs raisons peuvent motiver une deuxième entrevue. Le recruteur peut vouloir tester des compétences bien précises, ou encore pousser son évaluation plus loin parce qu’il hésite entre plusieurs candidats. 
 
Dans les deux cas, il faut s’attendre au même type d’entrevue: des mises en situation et des questions qui évaluent vos compétences techniques. Certains recruteurs pourraient également soumettre les candidats à des tests pratiques, selon la nature du poste. 
 
 
Voici des exemples de questions qu’il pourrait vous poser:
 
Comment allez-vous faire pour apprendre des nouvelles choses? 
 
Comment prévoyez-vous entrer en contact avec de nouveaux clients? 
 
Comment vous prendriez-vous pour persuader quelqu’un? 
 
Qu’est-ce que vous connaissez de nos produits et services?
 
Pour se préparer, il est important de bien se renseigner sur l’entreprise: ses clients, ses produits, ses services. Si vous en avez la possibilité, vous pouvez essayer de rencontrer un employé de l’entreprise pour récolter des informations sur le poste, ou encore quelqu’un qui occupe un poste similaire dans une autre entreprise. Ces renseignements vous permettront de vous approcher du contenu de l’entrevue et de déterminer quelles sont les connaissances qui vous manquent.
 
 
Le site de Jobboom contient une multitude d’articles conseils qui vous aideront à vous préparer aux différentes étapes du processus de recrutement.
 
C’est tout particulièrement le cas d’une nouvelle série intitulée L’avis du recruteur: chaque mois, trois recruteurs professionnels se prononcent sur une question bien précise concernant le processus de recrutement, comme «Quels sont les éléments qui ne sont jamais considérés dans un CV?» ou «Quelle question faut-il éviter de poser en entrevue?». Voilà qui vous aidera à éviter plusieurs pièges!
 
 
 
 
 
 
 
 
Chroniqueur : Simon Granger, coordonnateur des contenus chez Jobboom
 
enlightened Cette chronique est aussi disponible en lecture seule sur MAtv.ca   Lire l'article
 
 

Chronique Ainés  Les habitudes de vie pour vivre longtemps… et en santé

Environ 650 personnes sont décédées l’an passé à l’âge de 100 ans et plus au Québec… On vit longtemps, mais vit-on en santé?
 
Étant donné qu’on a la capacité de mieux traiter certaines maladies (maladies infantiles, infectieuses, cancer, maladie cardiaque), on vit plus longtemps…Assez longtemps pour être affecté par d’autres problèmes dits chroniques.
 
On pense que la maladie d’Alzheimer est plus fréquente. Elle l’est tout simplement parce qu’avant on mourrait trop jeune pour développer cette maladie qui apparaît, dans presque tout les cas, après 65 ans.
 
La vieillesse ne débute plus à 65 ans comme autrefois. Les personnes âgées de 65 à 74 ans sont encore très actives, travaillent, voyagent, font du bénévolat, habitent leur maison. Elles entrent souvent dans les statistiques «personnes âgées», mais elles ne vivent pas d’incapacité.
 
Cependant c’est vers 65 ans qu’on commence à avoir des problèmes de santé «chroniques». 
 
Et on devient vieux quand on est frappé par des problèmes de santé qui engendrent des incapacités et des pertes d’autonomie. 
 
 
Principaux problèmes de santé de longue durée 
 
Hypertension
 
Arthrite, arthrose, rhumatisme
 
Maladie cardiaque
 
Diabète
 
Bronchite
 
 
Trois personnes sur quatre âgées de 65 ans et plus se disent atteintes d’au moins un problème de santé de longue durée. Et qui dit «problèmes de santé»  dit souvent, «incapacité». 
 
 
Principales incapacités après 65 ans
 
Douleur
 
Mobilité
 
Flexibilité
 
Apprentissageet mémoire 
 
 
Ces maladies et incapacités semblent toutes reliées?
 
Oui. Dans le vieillissement on a ce que certains gériatres appellent l’effet cascade.
 
Quand on présente un problème de santé, une incapacité va suivre. Ce qui, par la suite, engendre une diminution de certaines de nos fonctions et qui, elle-même, engendre d’autres problèmes de santé et d’autres incapacités et ainsi de suite.
 
Quand on retire une seule carte, tout le château menace de tomber. 
 
Par exemple  l’arthrose du genoux, qui touche une grande majorité de personnes âgées, amène de la douleur qui, à son tour, diminue la mobilité et la force. Si on bouge moins à cause de la douleur, on augmente notre poids, la vascularisation de notre corps, notre cerveau et ainsi les risques de maladie cardiovasculaire augmentent.
 
 
Principales causes de décès chez les personnes âgées de 65 ans et plus au Canada
 
Cancer: 28%
 
Maladies du cœur: 21%
 
Accident vasculaire cérébral: 6%
 
Maladies des voies respiratoires inférieures: 5%
 
Maladie d’Alzheimer: 3%
 
Toutes les autres causes de décès: 37%
 
 
Que peut-on faire pour empêcher l’effet cascade de se déclencher?
 
On n’a pas de prise sur nos gènes. On a de bonnes conditions de vie au Québec, dont la vaccination, l’accès aux médicaments et le dépistage précoce. Il nous reste nos habitudes de vie!
 
Regardons les habitudes de vie qui ciblent les grands tueurs, soit les cancers et les maladies cardiovasculaires.
 
La Société canadienne du cancer affirme que la moitié des cancers pourraient être évités.
 
 
Exercices
 
33 % des ainés sont totalement inactifs. Surtout les âgées à faible revenu, moins scolarisées et qui habitent seuls.
 
Bienfaits: augmentation force musculaire, densité osseuse, équilibre: prévient les chutes. Diminution du poids, diminution de l’hypertension: prévient maladie cardiovasculaire, le diabète et certains types de cancer. Vascularise le cerveau: maintient l’attention, la compréhension et la mémoire.
 
 
Arrêt du tabac
 
Cesser le tabac (cancer et maladie cardiovasculaire).
 
Signe encourageant: plus on vieillit, plus on essaie d’arrêter de fumer. 
 
On retrouve une plus grande proportion de fumeurs parmi les aînés à faible revenu, peu scolarisés ou vivant seuls.
 
Le tabac est la cause numéro un du cancer du poumon, le cancer le plus fréquent.
 
Le tabagisme contribue à l’accumulation de plaques dans vos artères, fait augmenter le risque de caillots sanguins, réduit l’apport en oxygène dans le sang, fait augmenter votre pression artérielle et fait travailler votre cœur plus fort. Donc, cesser de fumer aide à diminuer les risque du deuxième tueur chez les 65 ans et plus, soit les maladies cardiovasculaires.
 
 
Alimentation
 
Les études démontrent que le risque de maladie cardiaque et de certaines formes de cancer peuvent être réduit chez les personnes qui consomment cinq à dix portions de fruits et légumes par jour.
 
Poids santé: réduit risque d’arthrose genoux, hanche, maladies cardiovasculaire, diabète, etc.
 
L’alcool: de récentes recherches affirment que consommer deux verres de vin rouge (idéalement du Pinot noir d’Australie) quand on est un homme et un verre quand on est une femme est plus bénéfique que de ne rien consommer.
 
Mais attention, si on augmente cette «dose» les risques de cancer augmentent!
 
 
Stress
 
Le stress contribuerait à l'apparition de maladies cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux, de dépression, d'anxiété et d'autres troubles de santé. En général, les personnes très stressées sont tendues ou inquiètes et souffrent de maux de tête ou de problèmes digestifs.
 
Exercices, méditation, respiration et le rire. L'humour aiderait à réduire la tension artérielle et à atténuer certains autres effets néfastes du stress.
 
Et surtout, savoir obtenir du support par un bon réseau!
 
On ne pourra pas repousser l’heure de la mort jusqu’à 222 ans, mais on peut contribuer à se garder en santé longtemps et vivre vieux et mieux par de saines habitudes de vie et un bon réseau social.
 
 
 
 
 
Livre
 
 
Par les auteurs Richard Béliveau et Denis Gingras
 
 
Chroniqueuse: Michèle Sirois
 
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Chronique Environnement  Emballer ou ne pas emballer? Comment vivre sans emballage

Pour avoir des trucs et des conseils pour vivre sans emballage, consultez le site web defisurvivresansemballage.org où plus de 40 gestes vous sont suggérés pour y arriver, que ce soit à la maison, au travail ou à l’école. 
 
 
Autres ressources au Québec
 
 
 
 
Autres ressources en Europe
 
 
 
 
Livre
 
Zéro déchet: l'histoire incroyable d'une famille qui a réussi à limiter ses déchets à moins de 1kg par an par Béa Johnson   
 
 
Chroniqueuse: Marie-Eve Cloutier, journaliste indépendante et chroniqueuse
en Science de l’environnement
 
 

Chronique Nutrition  Les besoins nutritionnels des aînés

 

Pour en savoir plus, consultez le Centre de référence sur la nutrition du département de nutrition de l’Université de Montréal

 

Chroniqueuse: Marie-Josée LeBlanc, coordonnatrice Extenso, le Centre de référence en nutrition
de l’Université de Montréal

 

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