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Complément d'information: émission du mercredi 8 avril

Santé des  nourrissons - L’allaitement et les alternatives

 
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Articles pertinents sur l’allaitement et les alternatives
 
 
 
 
 
Invitée: Bernadette Thibaudeau, infirmière à la Maison Bleue
 
 

Chronique libre - L’Étoffe du succès

 
 
 
Les organismes partenaires de l’Étoffe du succès: 
 
 
 
 
 
 
Le Jalon
 
 
 
 
Invitée: Véronique Boivin, vice-présidente de L’Étoffe du succès
 
 

Chronique Environnement - Le culte du gazon

 
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Chroniqueuse : Marie-Eve Cloutier, journaliste indépendante et chroniqueuse
en Science de l’environnement
 
 

Chronique Nutrition - Hyperactivité, sucre et colorants

Lorsqu’on parle d’hyperactivité, on fait généralement référence au trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, ou son acronyme TDAH, une condition de plus en plus répandue. Toutefois, son origine et ses causes restent assez méconnues. L’hérédité expliquerait la majorité des cas. Quant à l’alimentation, on ne sait pas encore exactement dans quelle mesure elle influence ce trouble.
 
Dès le début des années 1970, des publications du Dr Feingold, qui établissaient un lien entre différents aliments ou ingrédients et l’hyperactivité (colorants, sucre), a suscité énormément d’intérêt, notamment auprès des médias et des parents. Malgré que la plupart des recherches qui ont été menées par la suite n’a pu reproduire ces effets, le sujet continue de susciter l’intérêt. À preuve, si vous cherchez sur le Web le lien entre aliments et TDAH, vous tomberez sur plus de 41 millions d’entrées.
 
 
On entend dire que les colorants alimentaires pourraient causer le TDAH. Qu’en est-il exactement ?
 
Les colorants ne causent probablement pas le TDAH, mais certains colorants pourraient accentuer les symptômes d’hyperactivité. Par exemple, des recherches ont démontré que chez les enfants qui consommaient des boissons renfermant des colorants alimentaires, certains d’entre eux devenaient plus actifs, parfois impulsifs et inattentifs. Toutefois, ces observations ont été notées chez les enfants avec un diagnostic de TDAH, mais aussi chez les enfants sans TDAH. L’hypothèse la plus plausible est que le risque à développer l’hyperactivité par l’exposition aux colorants est présent chez les enfants avec une sensibilité ou une allergie à certains colorants, qu’il soit avec un diagnostic de TDAH ou pas.
 
 
Une autre information circule à l’effet que consommer du sucre peut causer l’hyperactivité. Est-ce vrai ?
 
Malgré ce mythe qui a la vie dure, principalement auprès de parents, mais aussi des enseignants et des éducateurs, le sucre, et tous les aliments riches en sucre, ne sont pas responsables des troubles de comportement. De plus, le sucre n’aggrave pas les symptômes d’hyperactivité chez les personnes atteintes de TDAH. On pointe plutôt du doigt l’environnement dans lequel ces aliments sont présentés: l’anniversaire d’un ami, la visite des grands-parents qui présentent systématiquement des aliments sucrés (biscuits, sucreries) aux enfants, les fêtes particulières comme l’Halloween.
 
 
Que faut-il faire pour diminuer ou éliminer les colorants alimentaires du régime alimentaire?
 
Les colorants se retrouvent principalement dans les aliments sans valeur nutritive, par exemple. Ces colorants n’ont aucune fonction essentielle et leur utilisation est purement esthétique. Au Canada, contrairement aux pays faisant partie de l’Union européenne, les fabricants de produits alimentaires ne sont pas obligés d’identifier les colorants utilisés dans les produits transformés. Donc si la personne est intolérante ou allergique à certains colorants, il peut être difficile, voire impossible, d’identifier quels produits pourraient  l’indisposer. On remarque que les aliments renfermant des colorants et autres additifs, contiennent souvent du sucre ajouté. Ceci pourrait expliquer pourquoi les gens ont souvent fait un lien entre hyperactivité et sucre. Au final, de réduire la consommation de ces produits transformés qui renferment des additifs tels que les colorants alimentaires, mais aussi des quantités appréciables de sucre, est une très bonne idée pour tout le monde, incluant les gens atteints de TDAH. À l’opposé, si vous êtes trop strict et si les aliments sucrés sont toujours défendus, ils deviennent des interdits. Et avec des interdits, on peut facilement exacerber l’attirance vers ces aliments, ce qui n’est pas  recommandé non plus.
 
 
Du point de vue alimentation, existe-t-il d’autres liens démontrés scientifiquement avec le TDAH ?
 
Des recherches démontrent que chez des enfants avec un TDAH, une proportion assez importante d’entre eux présentait des taux sanguins plus faibles de gras essentiels, surtout en oméga-3, comparés aux autres enfants. Pour l’instant, la prise de suppléments d’oméga-3 a donné des résultats contradictoires. Davantage d’études sont nécessaires, mais certains spécialistes recommandent quand même une supplémentation allant de 300 à 600 mg d’oméga-3 sous forme d’EPA et DHA. Il est important d’inclure dans son alimentation des aliments riches en oméga-3. En somme, autant chez les enfants avec un diagnostic de TDAH que les autres enfants, la consommation d’aliments transformés qui renferment davantage de sucre, mais également des additifs alimentaires comme les colorants, devrait être la plus modérée possible. Il serait également souhaitable que le gouvernement canadien impose à l’industrie agroalimentaire une plus grande transparence quant à l’identification des colorants dans les produits. Il faudrait peut-être repenser à exclure certains colorants davantage associés aux intolérances. À cet égard, plusieurs colorants interdits en Europe sont permis au Canada.
 
 
Pour en savoir plus:
 
 
 
Chroniqueuse: Marie-Josée LeBlanc, Extenso, Université de Montréal
 
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Chronique Boulot - La formation continue: comment choisir?
 
Aujourd’hui, la plupart des travailleurs ont le devoir de maintenir leurs connaissances à jour. C’est d’ailleurs une obligation pour les membres de divers ordres professionnels, qui doivent suivre un certain nombre d’heures de formation chaque année pour conserver leur titre. Mais tout travailleur a beaucoup à gagner à se former de diverses façons au cours de sa carrière.
 
 
Comment déterminer nos besoins de formation continue?
 
Pour identifier nos besoins de formation, rien de tel que d’effectuer un bon bilan de carrière (tel que nous en avons parlé dans la chronique de la semaine dernière). Cette démarche nous permettra d’évaluer quelles compétences et quelles habiletés nous devons développer pour atteindre nos différents objectifs de carrière: veut-on se diriger vers la gestion? Veut-on s’orienter vers une spécialisation particulière? Voici trois exemples de trois domaines de compétences qu’il peut être pertinent de développer par l’entremise de la formation continue.
 
 
La gestion
 
Cette compétence vous permettra d’envisager des postes plus élevés, comme chef d’équipe. Il n’est pas toujours facile de passer du statut de collègue au statut de superviseur; une telle formation vous aidera à vivre la transition en douceur.
 
 
La communication
 
Apprendre à communiquer est extrêmement important, que ce soit lorsqu’on a à faire des présentations devant un public, dénicher des clients pour son entreprise ou présenter des idées à une équipe. Un cours sur l’art de bien s’exprimer peut être très utile à long terme.
 
 
Les technologies
 
Peu importe le domaine dans lequel on travaille, la technologie est aujourd’hui omniprésente. Il est donc très utile d’apprendre à utiliser de nouveaux logiciels, mais aussi de maîtriser les applications de base comme le traitement de texte ou les tableurs.
 
 
Où doit-on s’adresser pour trouver des cours de perfectionnement?
 
Une fois qu’on a bien évalué nos besoins, on peut notamment trouver des cours auprès des établissements d’enseignement traditionnels (cégep, universités, etc.) ou de diverses institutions scolaires privées. Plusieurs établissements possèdent une offre de formations s’adressant spécialement aux personnes sur le marché du travail, avec des cours le soir et la fin de semaine. Il peut s’agir de certificats, de microprogrammes ou simplement de cours uniques. Mais il n’est pas absolument nécessaire de retourner sur les bancs d’école pour se former. Depuis quelques années, de plus en plus d’universités se convertissent aux massive online open courses (MOOC) – ou formations en ligne ouvertes à tous (FLOT) en français. Il s’agit de cours sous forme de vidéos sur le Web, pour la plupart gratuits, traitant la même matière qu’un cours universitaire régulier. Le portail OCÉAN recense tous les cours francophones donnés à travers le monde.
 
Sinon, il existe une multitude de sites dédiés au e-learning, – comme lynda.com ou alison.com qui offrent une multitude de formations et de tutoriels dans différents domaines d’activité. Ces plateformes ne sont pas nécessairement gratuites, mais l’abonnement est généralement peu coûteux.
 
 
Comment déterminer la meilleure méthode pour nous?
 
La formation continue est un projet qui doit être planifié sérieusement. Les possibilités sont nombreuses, alors il est important de bien magasiner sa formation afin d’être certain qu’elle réponde convenablement à nos besoins. Par exemple, si vous avez besoin d’un cours d’anglais, vous pourriez choisir un cours spécialisé sur la rédaction, ou encore sur la langue des affaires, ce qui est très différent. Mieux vaut établir un plan d’action bien défini afin de choisir la bonne option. En plus de vos besoins, voici trois aspects à considérer avant de se lancer dans un projet de formation continue: 
 
 
Les coûts
 
Si vous désirez vous inscrire à un certificat universitaire, il faut bien évaluer les coûts de la formation. Les frais de scolarité peuvent avoisiner près de 300$ ou plus par session pour un seul cours de niveau universitaire. Si votre budget ne permet pas un tel investissement, mieux vaut considérer les options gratuites ou moins chères. 
 
 
Le temps
 
Comme la formation se fera en dehors des heures de travail, il faut être prêt à investir du temps, quitte à sacrifier un peu de ses temps libres et de ses loisirs. Il faut considérer que certaines options sont plus flexibles que d’autres, ce qui est important lorsqu’on a beaucoup d’engagements en dehors du boulot, ou une famille à s’occuper.
 
 
Notre personnalité
 
Se former à l’extérieur du travail demande rigueur, discipline, persévérance et autonomie. Le mode de formation à privilégier dépendra de notre personnalité; si on est très autonome et discipliné, des cours en ligne ou l’autoformation pourraient être adéquats. Si ce n’est pas le cas, peut-être est-il préférable de s’inscrire à un cours plus encadré. 
 
 
Quelle valeur a la formation continue dans un CV?
 
Un diplôme «officiel» (comme un baccalauréat, un DESS ou une maîtrise) paraît toujours bien dans un CV, mais il ne faut pas penser que les autres cours n’ont pas de valeur.Rien ne vous empêche d’inclure une section «Perfectionnement» ou «Formation continue» dans votre CV pour montrer à un employeur potentiel les cours que vous avez suivis. Cette section montre non seulement que vous possédez des compétences plus pointues dans certains domaines, mais le fait  que vous aillez suivi une formation par vous-même montre votre sérieux, votre désir d’apprendre et votre souci de l’amélioration continue – des qualités fort recherchées  par les employeurs!
 
 
Qui doit payer pour la formation continue? L’employé ou l’employeur?
 
Malheureusement, le poids de la formation continue repose bien souvent sur les épaules des travailleurs. Ceci étant dit, la loi oblige les entreprises dont la masse salariale dépasse un million de dollars à investir 1% de ce montant dans la formation de leurs employés. Lorsque vous avez identifié une formation intéressante pour vous, informez-en votre employeur. Si votre demande est bien présentée, peut-être acceptera-t-il rembourser une partie de vos frais – surtout si cette formation vous permettra d’acquérir des compétences utiles à votre emploi! En effet, en développant de nouvelles compétences utiles, vous devenez un atout encore plus précieux pour votre employeur. Par ailleurs, l’employeur a tout intérêt à valoriser la formation continue : elle contribue garder les employés motivés et performants. Même si son budget ne permet pas de rembourser une partie des frais ou d’offrir une formation de perfectionnement à l’interne, un employeur peut à tout le moins offrir une flexibilité d’horaire à un employé désirant suivre des cours afin de l’accommoder. Ceci dit, quelle que soit l’approche choisie, il importe d’avoir une politique claire concernant la formation continue afin d’éviter tout quiproquo et assurer l’équité entre les employés. 
 
 
Pour information:
 
 
 
 
 
Quelques ressources sur la formation continue dans Jobboom:
 
 
 
 
 
 
Chroniqueur: Simon Granger, coordonnateur des contenus chez Jobboom
 
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