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L'alphabétisation

Pour faire suite au triste constat selon lequel plus de 33% des adultes québécois sont analphabètes fonctionnels, l’émission de cette semaine porte sur l’alphabétisation. Pour l’animateur Jean Barbe, il s’agit du «drame du Québec contemporain», d’où l’importance de discuter de la nécessité de la lecture afin de comprendre le monde qui nous entoure. Autour de la table, se trouvent deux auteurs travaillant au sein d’organismes d’alphabétisation: Richard Dallaire et Michel Dufresne.
 
Richard Dallaire est travailleur social et occupe le poste de coordonnateur du centre d’alphabétisation populaire Alphabeille. Il a publié deux romans plutôt sombres, soit Le Marais et Les peaux cassées que Jean Barbe qualifie d’une «histoire allégorique et poétique de notre monde». Richard Dallaire aborde l’influence de son travail en alphabétisation sur ses romans, car il «travaille avec des gens qui n’ont pas de chance dans la vie et cela déteint sur [son] écriture». Dans son dernier roman, Les peaux cassées, l’auteur dresse un triste portrait de la société contemporaine. Il discute également du système d’éducation et de l’importance de la lecture et de l’écriture pour un peuple. Aux yeux de l’auteur, l’écriture est un «désir incontrôlable» et il nous parle de l’importance qu’elle occupe dans sa vie.
 
Tout le monde tout lu - alphabétisationRichard Dallaire et Michel Dufresne s'entretiennent avec l'animateur Jean Barbe
 
Michel Duchesne a œuvré dans de nombreux domaines, entre autres, au théâtre et à la télévision. Après plusieurs années dans le merveilleux monde du divertissement, il a ressenti le besoin de se sentir utile et d’agir concrètement. C’est pourquoi il a décidé de devenir écrivain public pour l’organisme Tour du lire. Cette expérience lui a permis de réaliser que nous sommes une «société supposément riche avec de gros problèmes». Il discute avec passion de son travail d’écrivain public dans Hochelaga-Maisonneuve et de l’aide qu’il apporte autant aux étudiants et aux immigrants qu’aux mères de famille monoparentale. Il formule le désir de voir le nombre d’écrivains publics se multiplier au fil des années, car aux yeux de l’animateur, il s’agit d’un «service essentiel».
 
Les chroniqueurs habituels discutent également de la question sous différentes facettes, en commençant par Alexandra Schilte qui se penche davantage sur un sujet étroitement lié, celui du décrochage scolaire. Elle parle des risques mentaux et physiques associés au décrochage et tente de comprendre pourquoi les adolescents abandonnent l’école. Bertrand Laverdure a lu La vie pour vrai de Nicole Houde ainsi que L’enfant dans la cage de William Drouin. Il mentionne également le livre publié par l’organisme L’atelier des lettres, De l’enfance à l’espoir qui est constitué de quatorze témoignages d’analphabètes qui ont surmonté le mur de la honte et ont courageusement appris à partager par l’écrit leur difficile récit de vie. Marie Plourde présente deux magazines sur l’apprentissage, l’un sur la lecture, Pomme d’Api et l’autre, Liberté qui consacre un dossier à l’éducation au Québec.
 
L'auteure de cet article, Valérie Faubert, est stagiaire au contenu pour
Tout le monde tout lu!

 

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