L'édition littéraire

Cette semaine à l’émission, Jean Barbe et les chroniqueurs discutent de la question de l’édition au Québec en compagnie de deux éditeurs : Antoine Tanguay, fondateur de la maison d’édition Alto, ainsi que Mélanie Vincelette de Marchand de feuilles. 
 
Qualifié par l’animateur du «grand manitou des éditions Alto», Antoine Tanguay a fondé la maison il y a près de dix ans. Auparavant critique et journaliste radio, après avoir complété quelques études en lettre, il répond par bravade à la suggestion d’un ami auteur qui remarque chez lui un grand talent d’éditeur. Deux autres personnes travaillent maintenant au sein de la gestion de l’entreprise. L’éditeur nous relate comment son premier succès, le roman Nikolski de Nicolas Dickner, qui s’est vendu à plus de 85 000 copies au Québec, lui a permis de partir sur des bases solides. Il présente également la ligne éditoriale de la maison qui est «d’accueillir les imaginaires d’ailleurs» et la littérature qui le surprend. Il partage également son opinion sur l’avenir du livre papier depuis l’arrivée du numérique et sur les stratégies employées par Alto pour s’adapter aux changements technologiques. 
 
Discussion sur les éditeurs littérairesMélanie Vincelette explique le chemin parcouru par sa maison d'édition
 
Depuis sa fondation il y a 15 ans, la maison d’édition Marchand de feuilles a fait bien du chemin selon sa fondatrice Mélanie Vincelette. C’est à 26 ans, à l’époque de la rédaction de son doctorat en littérature à l’Université McGill, qu’elle décide de se tourner finalement vers l’édition. Tout à la fois pour publier son premier livre et celui de Suzanne Myre. Elle voulait tout simplement «publier des livres qu’elle avait envie de lire.» Elle explique aussi tout l’aspect visionnaire qu’exige le métier d’éditeur, puisqu’il doit défendre un roman à long terme et croire en son projet et ses choix. Puis, elle parle de son roman à succès La fiancée américaine d’Éric Dupont, vendu à plus de 50 000 copies au Québec. Elle complète la présentation de sa ligne éditoriale en énonçant qu’elle choisit des «écrivains qui ont quelque chose de sacré dans leurs écritures». Elle donne aussi son point de vue sur l’avenir du livre numérique qu’elle voit comme une menace au métier de libraire.
 
Les chroniqueurs habituels ont bien sûr traité du thème de l’émission. Alexandra Schilte parle simplement du mythique et méconnu métier d’éditeur. Elle propose comme lecture la correspondance entre l’auteur André Gide et son éditeur Jacques Schiffrin. Bertrand Laverdure a lu deux romans d’éditeurs littéraires, soit L’île du point Némo de Jean-Marie Blas de Roblès, publié aux éditions Zulma et Numéro six d’Hervé Bouchard au Le Quartanier. Marie Plourde s’est fait plaisir et s’est mise dans la peau d’une éditrice et parle de ses magazines chouchous : Nouveau Projet, This is better than porn, Planches, L’inconvénient et The Atlantic
 
L'auteure de cet article, Valérie Faubert, est stagiaire au contenu pour
Tout le monde tout lu!
 

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