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La vie quotidienne

Dans cette émission, Jean Barbe et ses invités tentent d’attraper le réel et de l’étudier à travers le thème de la quotidienneté. Afin d’explorer la vie quotidienne, l’animateur s’entretient avec deux écrivains qui préconisent tous les deux un rapport particulier à la réalité du quotidien : Marie-Sissi Labrèche et Carl Leblanc
 
Qualifiée comme «représentante de l’autofiction» par Jean Barbe, l’écrivaine et scénariste Marie-Sissi Labrèche est reconnue par la critique depuis la parution de son premier ouvrage Borderline. Elle discute avec l’animateur du rapport qu’elle entretient dans ses œuvres avec l’autofiction et la réalité qui l’entoure. Elle présente également à l’émission son plus récent roman La vie sur mars. Dans cette œuvre, l’auteure s’intéresse pour la première fois au genre de la science-fiction. Elle parle d’ailleurs des changements qui s’opèrent dans son écriture en passant d’une littérature plus près de la réalité à une littérature de fiction. Œuvre portant entre autre sur le rapport mère-fils et dont les premiers jets ont été écrits durant sa grossesse, l’auteure désirait connaître «ce qui pouvait se passer si [elle] laissait exploser cet amour-là». Elle conclut son entrevue sur l’apaisement que l’écriture, qu’elle qualifie de «plus beau métier du monde», lui apporte.
 
Marie-Sissi Labrecque s'adressant aux invités de TLMTLCarl Leblanc discutant avec Jean Barbe et Marie-Sissi Labrèche
 
Le second invité, qui tente de magnifier la vie quotidienne par l’entremise de l’univers fictionnel, est l’auteur et documentariste Carl Leblanc. Après avoir traité de la grande histoire avec Le personnage secondaire et Artefact, il vient présenter à l’émission sa dernière publication basée sur les coïncidences curieuses qu’il repère dans sa vie de tous les jours  : Fruits. Étroitement inspiré du Cahier rouge de l’écrivain américain Paul Auster, l’auteur a développé une «passion du réel». L’entrevue qu’il accorde à Jean Barbe constitue en une longue réflexion sur la littérature et sur le rapport à l’invention et à la création. Pour l’auteur, «la littérature est souveraine et elle peut tout embraser». C’est pourquoi il laisse place dans son dernier recueil aux petits événements anodins relevant du hasard et des coïncidences qu’il considère comme des «occasions de réfléchir». Il compare également les métiers d’écrivain et de cinéaste ainsi que de l’influence de chacun sur l’un et l’autre.
 
Les chroniqueurs habituels se penchent également sur la question de la quotidienneté de la réalité. La sociologue Alexandra Schilte parle de la notion de travail, qui est parfois relié à la notion d’aliénation. Elle présente quelques concepts marxistes et parle brièvement de la nouvelle Bartleby d’Herman Melville. Bertrand Laverdure a lu deux livres, soit la fascinante œuvre Révolutions qui relève d’une collaboration entre Nicolas Dickner et Dominique Fortier, ainsi que Peine perdue d’Olivier Adam. Marie Plourde s’intéresse à des magazines qui tentent de faciliter le quotidien ou qui en sont imprégnés. Elle présente donc The Good Life, Moi et compagnie, The Simple Thing et Géo.
 
L'auteure de cet article, Valérie Faubert, est stagiaire au contenu pour
Tout le monde tout lu!
 
 

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