}

Les régions

Nous assistons présentement à une renaissance du thème sur le terroir dans la littérature québécoise. Afin d’explorer la ruralité et les régions, tels qu’abordés aujourd’hui en littérature, Jean Barbe reçoit deux auteurs qui ont réinventé le thème : Samuel Archibald et Catherine Lafrance.
 
Samuel Archibald est écrivain et enseigne à l’Université du Québec à Montréal. Son recueil de nouvelles Arvida, publié en 2011, a consacré l’auteur et lui a permis de gagner le Prix des libraires en 2012. Considéré, un peu ironiquement par l’auteur et le professeur à l’Université de Montréal, Benoît Melançon, comme le chef de file de la néo-ruralité, Samuel Archibald désirait explorer un «genre d’histoire qui donnait envie d’en raconter d’autres». Inspiré par les histoires de son enfance, Samuel Archibald explique longuement le processus littéraire qu’il a exploité afin de créer cette œuvre qui «parlait à beaucoup de gens». Il se questionne également sur la notion des genres littéraires ainsi que sur son métier. Il parle aussi de sa prochaine publication et des thèmes qu’il a envie d’aborder dans ce troisième roman.
 
Emission sur les regionsJean Barbe et Catherine Lafrance en pleine discussion
 
Catherine Lafrance est chef d’antenne pour Radio-Canada à Toronto en plus d’être scénariste pour la télévision (Vertiges) et écrivaine. Elle vient présenter son second roman : Le retour de l’ours, un roman d’anticipation qui imagine la période qui suivra le réchauffement climatique. Elle a entrepris un voyage en auto à Yellowknife durant lequel elle voulait «échapper à quelque chose et retrouver une certaine liberté». Ce voyage lui a inspiré son premier roman. Elle parle longuement de son rapport à l’environnement et du rapport étroit qu’elle entretient avec le Nord. Elle critique ouvertement la suprématie de l’homme blanc et s’inquiète de l’avenir des générations futures, puisque pour elle, «le jour où le froid nous quittera, on ne sera pas loin de la fin du monde». Elle parle également du mode de vie unique du Nord qui s’oppose grandement à celui de Montréal, sa ville natale. 
 
Les chroniqueurs habituels parlent eux aussi de la littérature du terroir et de la vie régionale. Alexandra Schilte dresse un bref portrait sur la littérature du terroir et l’importance qu’elle accordait aux valeurs traditionnelles. Elle s’intéresse également à l’évolution de l’image du bûcheron au fil des années en présentant l’essai de Raymonde Beaudoin La vie dans les camps de bûcheron au temps de la pitoune. Bertrand Laverdure parle de trois œuvres, l’une, oubliée, un classique du terroir et deux autres tirées du bassin du néo-terroir : Le nain de Francine Brunet, Vieilles choses, vieilles gens, Silhouettes campagnardes de Georges Bouchard ainsi que le recueil de poésie L’épiphanie dans le front d’Erika Soucy. Marie Plourde parle de deux magazines qui présentent le mode de vie rural aux urbains : Spacing et Vivre à la campagne.
 
 
L'auteure de cet article, Valérie Faubert, est stagiaire au contenu pour
Tout le monde tout lu!
 
 

Vos commentaires

Be the first to get news from MATV

Get the latest news before everyone else and be informed of exclusive deals